16102019

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Gestion d’actifs

Amplegest, champion du pricing power !

Spécialiste du pricing power en France, Gérard Moulin, et Manu Carricano, expert du sujet en Europe, pensent la même chose : le pricing power est une nécessité pour les directions générales des entreprises. 

Les grands esprits de rencontrent ! En confrontant leurs points de vue et leurs analyses lors de leur première conférence commune, Gérard Moulin, responsable de la gestion actions européennes chez Amplegest, spécialiste du pricing power en France depuis une quinzaine d’années, gérant du fonds Amplegest Pricing Power (+ 24,9 % sur trois ans), et Manu Carricano, directeur de l’Ecole supérieure d’administration et de direction d’entreprises (Barcelone), fondateur de la firme de consulting The Top Line Lab, expert du pricing power en Europe, ont confronté leurs points de vue et sont parvenus à la même conclusion : le pricing power est devenu « vital » pour les directions générales des entreprises.

« Les comités exécutifs des entreprises doivent se préoccuper du pricing power, fait observer Gérard Moulin. Le pricing power traduit un rapport de force favorable vis-à-vis des clients. C’est un enjeu stratégique. C’est une manière de s’affranchir des cycles et de s’adapter aux mutations, compte tenu, notamment, de l’importance grandissante de la Chine. La préservation des marges et la possibilité de fixer les prix supposent des barrières à l’entrée, une marque et un savoir-faire, qu’il s’agisse de technologie et d’innovation, de marketing ou de logistique. C’est un véritable avantage compétitif, une façon de maîtriser l’avenir. Les résultats d’une société qui n’a pas de pricing power ne sont plus portés par la seule croissance du PIB mondial. Quand une société commence à aller moins bien, c’est mauvais, non seulement pour elle, mais aussi pour les investisseurs, qui voient son cours de Bourse baisser, et pour les clients, qui voient la qualité des produits ou des prestations diminuer. »

Les secteurs les moins bien orientés en termes de pricing power sont les banques, les services aux collectivités et les télécoms. Ceux qui s’en sortent le mieux sont les soins à la personne et les biens de consommation, l’alimentation et les boissons, l’industrie et la technologie…

Faire face à l’incertitude

« La qualité du business model d’une entreprise et sa capacité à passer des hausses de prix sans perdre de parts de marché, ajoute Manu Carricano, lui permettent de se différencier et de capter de la valeur. Nombre de sociétés cherchent à abaisser la sensibilité aux prix et à augmenter la volonté des consommateurs à payer davantage pour leurs produits ou leurs services. Dans un monde volatil, complexe, voire ambigu, les dirigeants doivent avoir une visibilité de leurs activités dans le futur. Ils doivent, par exemple, avoir une bonne lecture de l’évolution des parités de change, de l’inflation et des cours des matières premières. »

« Gérer le levier prix, continue-t-il, c’est faire face à l’incertitude. Une société comme Amazon.com, par exemple, est capable de changer 2,5 millions de références de prix par jour ! Il faut toutefois constater que beaucoup d’entreprises n’ont pas injecté suffisamment d’agilité dans leurs modèles, que les prix sont rigides dans une majorité de secteurs, que la plupart des sociétés sont des suiveurs de hausses de prix et… que les positions peuvent changer rapidement. Le leader d’un jour n’est pas forcément celui du lendemain ! »

Manu Carricano est déjà intervenu comme consultant auprès de groupes comme Bayer, Becton Dickinson, General Electric, Johnson Controls, Lego, McDonald’s, Medtronic, Michelin, PSA… De son côté, en plus de ses convictions dans le domaine du pricing power, Gérard Moulin intègre dans sa gestion les critères extra-financiers de l’investissement responsable. Il est vrai qu’aucun appel d’offres ne peut aujourd’hui être remporté si la case ESG n’est pas cochée !

Dans un univers théorique d’investissement de 1 200 sociétés en Europe, le professionnel n’en retient qu’une quarantaine. Ce sont celles qui font le moins de profit warnings, qui affichent régulièrement de bonnes surprises, qui sont souvent de belles valeurs de rendement et qui peuvent parfois faire l’objet d’OPA.  Il apprécie des titres comme Nestlé, LVMH, Kering, Ferrari, Campari, Brembo, Sixt, Kion, AB InBev, Heineken, Pernod Ricard, Orpea, Thales, Edenred, Nemetschek, Symrise, Varta…


Michel Lemosof